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LE 17 mai 2018 // Concerts // Alessandro Cortini + Fléau (release party)

Alessandro Cortini + Fléau (release party)

Ambient


Dans le cadre de la sortie de l'album de Fléau (VvvV, Year Of No Light), II, qui sort conjointement chez nos amis Anywave & Atelier Ciseaux, entre inspirations synthwave, ambient et cinématographique, nous invitons Alessandro Cortini, connu pour être derrière les claviers de NINE INCH NAILS, mais qui mène surtout une très belle carrière, avec notamment le très beau AVANTI sorti 2017, véritable voyage introspectif au milieu des réminiscences de son enfance, qui doit autant à Brian Eno qu'aux BOs des 80's.

JEUDI 17 MAI

Petit Bain & Anywave & Atelier Ciseaux présentent

Alessandro Cortini
+ Fléau (release party)

Ambient
20h / 15€ en prévente*, TR, habitants du 13ème / 18€ sur place
*hors frais de location
EVENT
PREVENTES

Alessandro Cortini
Initialement connu pour son activité en tant que membre émérite de Nine Inch Nails, ou ses collaborations avec des artistes allant de Rihanna à Merzbow en passant par Daniel Avery, Alessandro Cortini en développe un contrepoint magistral au sein de son projet solo depuis plusieurs années. Une musique aux apparats ambient mais dont l’adjectif le plus proche pour le définir semble être, le bruit. Son amour pour le drone et les synthés modulaires poussés dans leur retranchement ont amené sa musique vers des sommets d’ambivalence, une meditation sur le son et ses variations. La présentation de AVANTI - son nouvel album à paraitre en octobre - a retourné ATONAL. Combinant à sa musique des images d’archive de son enfance, Cortini renvoie à notre mélancolie, au pouvoir évocateur d’une oeuvre complète, visuelle et auditive, sur l’émotion de tous.

Fléau
Crépusculaire et complexe, totalement immersive, parfois agressive mais surtout cérébrale, la musique de Fléau dessine un parcours nocturne labyrinthique, passant par des pistes enneigées, des autoroutes à 10 voies et des lignes de crête, pour finir sur l’horizon désolé de l’apocalypse à venir. Fléau est le projet solo de Mathieu Mégemont (a.k.a Le Mage), également membre des groupes Year Of No Light, VvvV et AE. En 2015, il sortait sur Anywave un premier album, sept titres aux teintes sombres, composés exclusivement à partir de synthétiseurs analogiques salis à la Fuzz et noyés dans les reverbs à ressort. Si l’atmosphère globale de ce premier disque rapprochait la musique de Fléau des scores de John Carpenter, on y entendait également des réminiscences du minimalisme de Philip Glass, appuyé par des cordes synthétiques telles que Christophe les affectionnait dans les années 1970, mais aussi des plages traversées de kicks “deathfloor”. Son deuxième album voit le développement d’une ligne plus progressive de sa musique. Au minimalisme du premier disque, Fléau oppose cette fois une volonté de grandiose à travers cinq titres longs et narratifs, comme autant de « courts-métrages sonores » projetés dans l’imaginaire de l’auditeur. Inversant le processus des Imaginary Soundtracks, il compose des « morceaux mondes », dont la durée et l’absence de chant font ressortir à la fois la narration et l’abstraction, visant le cinématique par les textures et le temps long, sans scenario préalable. Loin des formules synthwave auxquelles fléau a pu être rattaché, les compositions procèdent de progressions harmoniques, s’interdisant les boucles et les séquences, car tout dans le disque est joué. Un disque de musique progressive, c’est-à-dire fièrement héritée d’une certaine tradition de réappropriation des canons de la musique classique dans la « pop ». La virtuosité et la démonstration en moins. La complexité de l’album tient à la diversité des sons et des évocations : l’utilisation d’arpèges cristallins, proches des glockenspiels, renvoit autant aux musiques de Goblin pour Argento qu’aux Schulwerk de Carl Orff et aux comptines pour enfant. En recherche d’une forme d’innocence, il puise sa source dans l’enfance, son mépris du bon goût, sa perméabilité aux émotions. Il s’inspire des orchestrations synthétiques de Wendy Carlos, sans renier leur côté kitsch, ou de la musique populaires des années 1970 (Christophe, François de Roubaix ou Ennio Morricone). Fléau s’autorise en effet l’évidence mélodique comme porte d’entrée vers l’expérimentation, soit le ciselage et l’agencement de masses de matière sonore de plus en plus complexe, qu’il crée avec un parc de synthétiseur de plus en plus impressionnant. Il ne renie pas non plus les influences de son adolescence : des guitares suraiguës du black métal, il révèle la dimension presque abstraite, et réactive à sa manière la chape de plomb du riffing doom. L’album, simplement intitulé II, sortira fin mars 2018 sur les labels Anywave et Atelier Ciseaux, en double-vinyle tiré à 250 exemplaires, dont 50 en édition limitée, accompagnée d’un livre d’artiste, Organs du photographe Raphaël Lugassy.