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ARTISTE-JARDINIER

Antoine Quenardel

Tout se transforme !


Antoine est jardinier et paysagiste. Ni urbain ni rural, il aime réconcilier les villes et les campagnes. Parce que ce qui compte ce sont les rencontres, il sème des coquelicots sur les parkings et près des usines.

Complice depuis nos débuts, il participe à la dimension végétale de Petit Bain. A travers la pratique universelle qu’est le jardinage, nous cultivons ensemble les relations de voisinage et les échanges entre cultures, sensibilisons les "Zabitants" aux liens entre art et jardinage en ville.
Pour la terrasse de Petit Bain, il met en scène des baignoires, supports des plantes qui seront les outils des ateliers végétaux.

Sa vie, son œuvre
Entre Paris et ses jardins réels ou envisagés, cet artiste au croisement de l’altérité développe ses activités paysagistes et artistiques toujours en prise avec le terrain et ceux qui y évoluent.

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, il se déclare “plastinier-jardicien” en multipliant les réconciliations entre spécialistes et amateurs, art et végétal, jardin et territoire, monde urbain, périurbain et rural.

Le paysage collectif des villes et des banlieues est son principal territoire d’intervention : il a mené plusieurs projets de reconquête temporaire de lieux délaissés en lien avec des publics variés (collégiens, jardiniers amateurs, forains, voisins et usagers de proximité) afin de les sensibiliser à une nécessaire prise de conscience d’un jardin qu’il nomme "intérimaire".
Laissant le soin à chacun de trouver son propre mode de participation, il tente de faire circuler des signes à la fois tirés de la tradition du jardin cultivé pensé et spontané comme de la culture populaire des jardins familiaux ou des arts plastiques au sens large.

Ses résidences avec Petit Bain

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JARDIN VOISIN(S), 2009/2010

Petit Bain et Antoine Quenardel proposent aux habitants de la Cité Chevaleret (Paris 13e) la création d’un jardin voisin(s).
Rebords de fenêtres, cages d’escalier se transforment en micro-jardins que tous cultivent. Une communauté jardinière se crée à l’échelle d’un immeuble. De saison en saison l’expérience s’enracine, un terreau commun voit naissance. Cette histoire se raconte aussi sur le blog de Petit Bain dédié au végétal
www.cellulesvertes.net

TOUS AU BALCON, 2009

JARDIN VERTICAL
La premier étape de ce jardin voisin(s) fait de rencontres entre voisins au pied de l’immeuble. Les mains dans la terre, les jardiniers du moment sèment clématites et capucines dans leurs jardinières. Accrochées aux balcons et reliées par des liens fleuris, ces jardinières composent alors un véritable jardin vertical.

CELLULES VERTES, 2007/2008

JARDIN D’HIVER URBAIN
Il entreprend lors de sa 1re résidence de convertir en jardins d’hiver des cabines téléphoniques délaissées par l’avènement du mobile et autre « call-box ».
Les “cellules vertes”, lâchées agissent comme un signal d’appel pour recruter une « brigade de jardiniers ».

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ET AILLEURS

Antoine Quenardel à Horizons,
Rencontres Arts Nature dans la région du Puy de Dôme

Le Massif du Sancy organise un festival qui fait pousser des œuvres d’art contemporain au milieu de paysages somptueux. Antoine Quenardel y propose des Campagnes de pub et pub de campagne

"paysage, produit 100% paysan, le paysage est-il toujours comestible ?".
Installées en bordure de chemin, une dizaine de "round balls", balles de foin customisées par de la toile cirée imprimée opèrent le lien entre territoire, travail de la terre, terroir, produits de grande consommation et spécialités culinaires locales.

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© Bernard Pauty

Perceptibles de loin, à pied, en deux roues, elles invitent à s’arrêter et à aller voir de plus près, interrogeant sur notre rapport au paysage, au travail de nos paysans... Signal plastique, la ligne de "rounds balls" marque également l’articulation d’espaces et d’usages entre ville et campagne.