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LE 18 novembre 2015 // La Cantine How To Love // CARTE BLANCHE A ACTES SUD BD

    CARTE BLANCHE A ACTES SUD BD

    HOW TO LOVE #3 - EPISODE #2


    Actes Sud BD, partenaire de How to Love depuis le premier jour, vous propose une soirée dédicace et rencontre avec 4 de ses auteurs phares. Matthias Lehmann, invité d’honneur de cette édition sera accompagné de Rachel Deville, Jacques Bablon et Edith Chambon dont les livres paraissent cet automne, ainsi que de Romain Multier, qui proposera une lecture de son Menil’décor accompagné d’un accordéoniste.

    MERCREDI 18 NOVEMBRE
    CARTE BLANCHE A ACTES SUD BD
    Musique, rencontres, sexe et accordéon
    19h / Entrée Libre

    Matthias Lehmann
    La Favorite

    Matthias Lehmann vit et travaille dans la région parisienne où il est né il y a 36 ans. Pratiquant intensivement la technique de la carte à gratter (mais aussi la plume ou la peinture), il a commencé à publier des dessins et bandes dessinées dans la mouvance foisonnante des fanzines des années 90 en France et à l’étranger. Il participe également à des anthologies qui ont fait date comme le fameux Comix 2000, Lapin ou Dirty Stories aux états-Unis, et participe à l’aventure kiosquière en collaborant aux magazines Jade, Ferraille, Le Psikopat ou Capsule Cosmique. Depuis quelques années, c’est dans la presse plus traditionnelle qu’il intervient en tant qu’illustrateur, dans Libération (dont il illustre “les controverses du progrès”) ou Le Monde, XXI, Siné Mensuel, Marianne, etc. Il a publié cinq livres, notamment L’étouffeur de la RN115 et Les larmes d’Ezéchiel aux éditions Actes Sud BD ou plus récemment, La Ruche et le mémorial aux éditions Ion.

    Pitch : Dans une vieille demeure bourgeoise décrépie, Constance reçoit une robe en cadeau. “Fais-toi belle !” dit sa grand-mère. Seulement voilà, Constance est un garçon. Orpheline, Constance est élevée par ses grands-parents, dans une maison bourgeoise de la Brie, à l’écart du monde. Le grand-père écoute Gustav Mahler dans un fauteuil, verre à la main, maudissant le sort qui s’est abattu sur la famille il y a bien longtemps. Un sort qui a fait de lui un lâche et a poussé sa femme, qu’il hait, à punir et à battre cet enfant pour la moindre pécadille, et surtout à l’habiller en fille de bonne famille, alors que Constance est un garçon. C’est à l’arrivée des nouveaux gardiens de la maison et de leurs deux enfants, que Constance va découvrir sa sexualité et s’insurger contre les règles établies. Matthias Lehmann campe son histoire dans les années 1970, l’éclosion des grandes surfaces, des policiers à képi et Giscard qui s’invitait à dîner chez les braves gens.

    Jacques Bablon & Edith Chambon
    La Maison de l’architecte polonais et de sa femme algérienne restée au pays

    Jacques Bablon est né à Paris en 1946. Parallèlement à sa carrière de professeur à l’École supérieur des arts appliqués, il publie des bande-dessinées dans la revue à suivre sous le pseudo de Violeff, et co-signe le scénario Lila Lili de Marie Vermillard. Il publie son premier roman Trait Bleu aux éditions Jigal en 2015.

    Edith Chambon est fille d’architectes et illustratrice. Après des études d’arts plastiques, elle entre à l’école Emile Cohl à Lyon. Elle illustre la collection “Graines d’ados” aux éditions Mouck depuis 2009.

    Pitch :
    Feu Stanislas Kosinski, architecte tourné vers la modernité, pas fana du béton, prodigue en surfaces vitrées, persuadé que la lumière du jour a quelque chose à voir avec le bonheur, a conçu de quoi abriter sa femme algérienne et ses six enfants. Six enfants, algéro-polonais, se retrouvent seuls dans cette maison moderne construite par leur père, coincé au beau milieu des maisons bourgeoises d’une banlieue française. Ils devront apprendre à se débrouiller sans leur mère qui a dû, cas de force majeure, retourner au pays. « Ça contient de ces trucs les maisons, des dents de lait dans des tiroirs, des souvenirs en coquillage, des secrets qui vous rongent, des rires bêtes, des beaux rêves, des envies de baiser la voisine, de se casser avec le premier qui passe, des lumières qui clignotent à Noël et des drames encore tout chauds. Tout chaud. Ça date pas d’une semaine. Le père a cassé sa pipe. Sans prévenir. Rupture d’un truc qu’on a fragile dans le crâne. Des fois la mort ça prend de cours, ça y met pas les formes. »

    Rachel Deville
    La Maison circulaire
    (Sortie novembre 2015)

    Rachel Deville est née en plein hiver 1972 à Firminy. Toute petite, elle se prend de passion pour le dessin et crée vers l’âge de dix ans ses premières bandes dessinées. Elle étudie les arts plastiques à Saint-Etienne, obtient une maîtrise en 1996 puis part, en avril 2000, s’installer à Barcelone. En 2007, son premier ouvrage, Lobas est publié en Espagne aux éditions Sins Entido. Dans ce récit autobiographique, elle évoque la question de l’identité et du double au travers de sa relation avec sa soeur jumelle au sein d’une famille chaotique. En avril 2009, elle revient en France et s’installe à Angoulême où elle est accueillie en résidence à la Maison des auteurs. L’Heure du loup, long recueil inspiré de ses rêves qu’elle note depuis 1996. Elle a reçu pour la réalisation de cet ouvrage une bourse de création décernée par la SAIF dans le cadre de sa résidence. racheldeville.wordpress.com

    Pitch : Rachel Deville fouille dans ses rêves et ses cauchemars qu’elle écrit et dessine au réveil… L’auteure brosse son autoportrait à partir de ses rêves. Tous les soirs, elle rejoue sa vie sur ces petites scènes de théâtre nocturne tragi-comique et souvent absurde. Elle réussit ainsi ce tour de force de proposer une transposition aussi personnelle qu’universelle de ses cauchemars tout aussi denses que narratifs. Si son premier opus, L’heure du Loup (édité chez L’Apocalypse) était charbonneux, son crayon chargeait le papier d’un inconscient onirique et angoissant, son double ici est malmené dans ses nouveaux psychoportraits d’une la ligne claire précise, hachurée et chirurgicale. C’est ainsi qu’en suivant les chemins sinueux de ses rêves, elle nous entraine dans des architectures urbaines, labyrinthique, kafkaïennes.

    Romain Multier & Gilles Tevessin
    Ménil’décor

    Gilles Tévessin dessine, en soignant les détails, et restitue dans notre paysage urbain. Gilles Tévessin, est né en 1974. Après des études d’arts-appliqués à l’école Duperré, illustrateur pour la jeunesse et la presse, il signe Un taxi nommé Nadir, en 2006, ses premiers pas dans la bande dessinée avec Romain Multier, titi parisien de naissance, brocanteur, documentariste, et directeur artistique au Comptoir général à Paris. Avec Thomas Gabison, Gilles Tévessin a également publié Nord-nord-est, en 2010 une fiction documentaire.

    Pitch :
    Un portrait haut en couleur de Ménilmontant, quartier populaire par excellence du nord-est parisien à travers quatre figures emblématiques. Une promenade aux côtés de Jean, un ancien, un natif du lieu, qui n’est pas avare d’anecdotes, ni de souvenirs de la belle époque. Sur sa route, nous rencontrons Youssef, arrivé dans les années 1950, puis Titi, toujours profondément ancré dans les années 1980 et Hugues enfin, marchand de journaux, qui accueille, toujours d’humeur égale, avec son bagoût pétillant, tous les habitants de ce bastion d’humanité et de diversité. Après Un taxi nommé Nadir — promenade nocturne dans Paris-la-nuit racontée par un chauffeur de taxi maghrébin, Romain Multier, toujours à l’écoute, nous livre les témoignages de quatre générations de figures, de Ménilmuch’ que Gilles Tévessin dessine, en soignant les détails, et restitue dans notre paysage urbain.