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LE 17 février 2017 // Concerts // HOW TO LOVE - FRENCHY BUT CHIC : ALISTER + HOMMAGE A DANIEL DARC + GYP + LAFAYETTE

HOW TO LOVE - FRENCHY BUT CHIC : ALISTER + HOMMAGE A DANIEL DARC + GYP + LAFAYETTE

Pop hexagonale


Pour la quatrième édition de son festival How To Love, Petit Bain s'associe à Frenchy But Chic pour rendre hommage à la génération novö, tout en gardant un oeil vers l'avenir, sous le signe de ligne claire, que ce soit dans les traits de Serge Clerc, illustrateur à l'honneur cette année, que dans les accords cristallins de la pop hexagonale.

EPISODE #4
VENDREDI 17 FEVRIER
ALISTER
+ GYP
+ HOMMAGE A DANIEL DARC (Pierre Faa + Myriam, Cléa Vincent, Frédéric lo, Jean Felzine, Mathieu Mallon, Bill Pritchard, GYP)
+ LAFAYETTE
+ JULIEN LACHAUSSEE Expo photo
19h30 / 14€ en prévente*, TR, habitants du 13eme / 17€ sur place
LE BILLET CONCERT DONNE ÉGALEMENT ACCÈS A LA SOIRÉE CLUB QUI SUIT
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Pop, etc
Faire un pont entre les 80’s et aujourd’hui, c’est l’esprit de Frenchy But Chic, qui s’honore de commencer cette soirée par un hommage à Daniel Darc, artiste rare, et modèle qui a servi de miroir à nombre de chanteurs d’aujourd’hui. Le groupe GYP, réunissant d’ex membres d’Edith Nylon, Suicide Roméo et Modern Guy, rend pour sa part hommage à Guillaume Serp, autre grande figure des 80’s. Leurs héritiers en élégance, Lafayette avec sa pop pastel fraîche et enlevée, et Alister, chroniqueur acerbe et brillant de notre époque, viendront ensuite défendre leurs récents albums, encensés par la critique.

ALISTER

Après 5 ans d’absence, consacrés à l’édition de la Revue Schnock et à la rédaction de deux livres « Anthologie des bourdes de la chanson » et « Anthologie des méchants au cinéma », c’est le grand retour musical d’Alister avec un nouveau single, « Je travaille pour un con », paru en juin dernier.
Il y renoue avec la veine inimitable de ses deux premiers albums - Aucun mal ne vous sera fait - (2008) et - Double Détente - (2011) parus chez Barclay/Universal. On peut y entendre des échos du désormais cultissime « Qu’est ce qu’on va faire de toi ? » et du tubesque « La femme parfaite ».
Le single est accompagné d’un clip signé Marcia Romano et Benoît Sabatier, où l’on retrouve les comédiennes Frédérique Bel (« La minute Blonde », « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? ») et Millo McMullen qui prennent un malin plaisir à se « faire » leur patron abusif. On ne peut plus d’actualité n’est-ce pas ?... Produit par l’artiste, ce single annonce le futur album, à paraître cette automne : « J’ai voulu enregistrer le troisième volet du cycle commencé avec « Aucun mal ne vous sera fait ». C’est la synthèse de l’ensemble, avec des jeux de questions-réponses, d’associations d’idées et, surtout, de nouvelles pistes à explorer ».
Le tout a été enregistré avec les fidèles Julien Galner à la batterie (Château Marmont), Dino Trifunovic aux guitares (Van Gogh Superstar), Guillaume de Maria à la basse ainsi que Loïc Maurin (M83), Sébastien Lafargue (Autour de Lucie) et Hubert Salou au mixage (Laurent Voulzy). Il propose, encore et toujours, une vision renouvelée, unique, de la chanson française.

GYP
Entre la fin des 70’s et le début des 80’s, "un esprit particulier" a sévi en France et à Paris. Une théorie de groupes post Punk a réinventé, dans un quasi désert médiatique, le rock français en lui offrant élégance et attitude (Marie et les Garçons, Marquis de Sade, Modern Guy, Suicide Romeo,...).
Deux groupes de cette école fugace, Suicide Romeo et Modern Guy, s’étaient séparés après un premier album prometteur. De fait, au sein de cet underground musical de la fin des 70’s, splitter était dans l’ordre des choses. Mais le début des 80’s était aussi un temps où les musiciens avaient une faim d’expressions nouvelles.
En 1981, Pierre Goddard, chanteur/guitariste de Suicide Romeo, décide donc de travailler ses nouvelles compositions avec Yann Le ker, guitariste de Modern Guy. Il s’agit, pour eux, de s’affranchir du carcan qu’impose le schéma du "groupe de rock" et d’élargir leur univers musical. Le duo sera rejoint plus tard par Guillaume Serp, chanteur de Modern Guy. Selon une ligne directrice, l’album évoquera des villes connues ou fantasmées par les musiciens : Paris, Berlin, Londres, New York, Tokyo, Rome, Hong Kong.
C’est à Rennes au studio DB que le trio enregistre avec le renfort de Hervé Zenouda (batterie, Stinky Toys), Jean François Coen et Philippe Ferin (basse et saxo, Modern Guy), Philippe De lacroix Herpin (saxo, Marquis de Sade), Philippe Le Mongne (basse, Taxi girl, Lizzy Mercier Descloux), Frédéric Goddard (batterie, Suicide Roméo). Deux autres séances d’enregistrement se succèderont au studio Marcadet (Paris) sans aboutir ni à la réalisation d’un mixage définitif ni à une distribution par un label.
L’album avorté s’endormira pendant trois décennies sur le support d’une simple cassette, maintes et maintes fois écoutée, et rendue inaudible avec le temps.
La redécouverte récente et fortuite d’une deuxième cassette, oubliée dans un carton, permet aujourd’hui, grâce à un mastering et l’intéret porté par le label "Etic System", de restituer l’intégralité de cet album. Témoignage "archéologique" de cet underground parisien du début des 80’s, cet enregistrement sauvé des limbes garde pourtant la fraîcheur d’un album qui viendrait d’être enregistré.
De la cassette usée au vinyle flambant neuf, la sortie de ce disque fut longtemps improbable. Mais l’attirance de cette musique vers un zest de lumière n’avait-elle pas été gravée dès le départ, sur la bande magnétique à Rennes, en 1981 : S’il fait jour encore... ? On peut le croire...car on peut l’écouter aujourd’hui.
Pour supporter la sortie de l’album «  s’il fait jour encore  » Pierre Goddard et yann le ker se sont entouré d’amis ayant vécu ou participé a cette époque.
Jean louis Winsberg (Suicide Roméo) Basse
Aram Kevorkian (Edith Nylon) Claviers
Thierry Lafayette- Chant
Jean Paul Berrieu (Lafayette) Batterie
Stéphanie Persin Le ker- Coeurs

HOMMAGE A DANIEL DARC
Avec : Clea Vincent, Matthieu Malon, Thierry Lafayette, Frederic Lo, Bill Pritchard, France de Griessen.
A la fin de ce mois de février, cela fera quatre ans que Daniel Darc nous a brutalement quitté, laissant une trace inoxydable sur la psyché du rock hexagonal. De Taxi Girl à sa carrière solo erratique autant que magnifique, le rocker littéraire, hanté, et parisien continue d’exercer une fascination légitime sur les nouveaux artistes du genre. Pour célébrer cet hommage, How To Love #4 invite Frenchy But Chic proposera le 17 février une séquence hommage, en ouverture à la soirée. Sur la scène de Petit Bain, accompagné par l’essentiel du groupe GYP, réunissant d’anciens membres de Modern Guy, Suicide Roméo et Edith Nylon, contemporains de Taxi Girl et qui partageaient avec eux les scènes du Palace ou du Rose Bonbon, se succèderont Cléa Vincent, Mathieu Malon, qui a enregistré une chanson hommage à Daniel Darc, Bill Pritchard, qui a enregistré un album avec lui, Myriam accompagné de Pierre Faa, pour reprendre la chanson qu’elle avait faite en duo avec Daniel Darc sur son album Nijinski, Frederic Lo, qui a produit les albums Crève Cœur et Amours Suprêmes, Jean Felzine, de Mustang, et Buzy en duo avec Arnold Turboust. Un moment pour « se souvenir, se rappeler », et sinon « retrouver le garçon », lui faire un signe pour lui dire qu’on ne l’oublie pas.

LAFAYETTE

Le style de Lafayette ? Français. Tout simplement. Mais un peu plus complexe aussi. Allez dire ça à un étranger, ceux par exemple qui avancent que la France n’a jamais été une terre musicale. Ont-ils un jour été capables de saisir la nuance des intonnations d’un Jay Alanski ? Le slap de basse tout en retenue d’un morceau d’Alain Chamfort ? La tension sexuelle atmopshérique née de la collaboration entre Alain Souchon et Laurent Voulzy ? La profonde mélancolie du répertoire entier d’Etienne Daho ? Certainement pas. Pas de soucis, ils peuvent désormais se rattraper avec Lafayette qui est un concentré de tout ça. De sa passion adolescente pour les Kinks à son duo One-Two qu’il menait avec le chanteur Séverin et qui a sévi dans les années 2000, Frédéric Lafayette est revenu de l’anglophilie et assume désormais son héritage et sa langue. « Je ne veux pas être figé pour l’éternité » chante t-il sur La mort c’est mauvais genre. Soit mais quand l’éternité ressemble à ce que la variété pop française a fait de mieux des décennies 70 et 80 jusqu’à aujourd’hui, aucun problème ! Restons figés ! Noyons-nous dans cette marinière qui a tout vu passer, du « choc pétrolier » à la « dissolution de l’assemblée », des termes désuets qui pourtant font instantanément tilt à nos oreilles, à l’image des mélodies de ses chansons. Mais loin de sentir la naphtaline, Lafayette est également parfaitement à sa place entre les dernières vedettes de l’indie variété (Katerine et Tellier) et la « nouvelle scène pop française », d’Aline à Juliette Armanet. Comme eux, Lafayette tranche dans la longue tradition du songwriting français en ne mettant jamais la musique au second plan.


JULIEN LACHAUSSEE
© Julien Lachaussée
Julien Lachaussée, photographe et ami du chanteur, nous livre une exposition toute en tendresse.
Il présente des photos des deux dernières années et demi de la vie du chanteur. Elles montrent pour la plupart un Daniel Darc souriant, heureux de vivre. Les photos prises à l’Île de Ré sont dans cette même veine, avec un Daniel pataugeant les pieds dans l’eau ou jouant de l’harmonica face à la mer. Sa photogénie explose sur chaque photo, ainsi que le talent de portraitiste de Julien. Chaque image est d’une pureté surnaturelle. Pour Julien, le plus difficile fut de faire un choix parmi les plus de 350 photos qu’il avait prises de Daniel. Il a sélectionné celles qui le montraient sous son aspect le plus noble, le plus digne. De plus, alors qu’il ne travaille habituellement qu’en argentique, Julien choisit d’exposer aussi ses polaroïds et ses autres formats à la galerie Stardust, haut lieu de nostalgie rock’n’roll.