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LE 19 juillet 2017 // Concerts // Refrains Refuges - Abou Diarra

    Refrains Refuges - Abou Diarra

    Blues


    Dans le cadre de son projet hors les murs "Refrains Refuges", Petit Bain s'associe au CHU Jean Quarré et convie Abou Diarra pour un concert en trio.

    MERCREDI 19 JUILLET
    REFRAINS REFUGES - ABOU DIARRA
    Blues
    CHU Jean Quarré
    12 rue Henri Ribière (identique au Théâtre de Verre)
    75019 Paris
    21h / Entrée libre
    EVENT

    ABOU DIARRA

    "Abou Diarra compte parmi ces artistes rares qui ne s’engagent dans un nouvel album qu’après y avoir été poussés par une nécessité intérieure profonde. A la fois attaché aux traditions mandingues recueillies dans son pays natal, le Mali, et soucieux d’évolutions inédites, il sait ne rien précipiter, attendre patiemment que le temps soit venu, puis mobiliser toute sa créativité pour transformer cet impératif en musique.

    Chose moins paradoxale qu’il n’y paraît, c’est ce rapport très particulier au temps qui rend Abou si moderne. Telle qu’il la raconte, sa vie s’est déroulée hors des marqueurs de notre époque, dans une atemporalité où le pouvoir des images, de la parole et des symboles se révèle beaucoup plus déterminant que celui de la technologie. Longtemps, Abou a marché, tout seul. A la recherche d’un instrument, il a trouvé le kamele n’goni (luth/harpe), puis un maître, le musicien aveugle Vieux Kanté qui l’a accepté chez lui pour lui enseigner longuement les traditions et leurs plus secrètes combinaisons. Avec un tel bagage, le jeune homme aurait pu se contenter d’enseigner à son tour – c’est d’ailleurs une partie de son activité artistique. Mais pour un esprit aussi libre et curieux, la tradition devait continuer de vivre, et pour cela se nourrir de nouveaux échanges.

    La rencontre avec Nicolas Repac s’est révélée déterminante. Il est l’arrangeur du quatrième album d’Abou Diarra, baptisé "Koya", du nom de la mère d’Abou, qui chante elle-même sur le titre Koya Blues de sa belle voix profonde et légèrement voilée. Ce qui l’a séduit chez ce compagnon de route d’Arthur H, auteur d’une poignée d’albums précieux et de deux disques en compagnie de Mamani Keïta , c’est la douceur de son jeu. De son côté, Repac a su dynamiser la musique d’Abou sans jamais la trahir ou la dénaturer. En l’habillant de touches d’electro discrètes, il n’a pas entamé son balancement caractéristique ni réduit à des angles droits informatisés ses rondeurs typiquement africaines.

    Ajouté à ces arrangements très subtils, l’harmonica de Vincent Bucher témoigne du désir du musicien malien d’aller à la rencontre d’une musique qu’il aime et dont il a perçu depuis longtemps les affinités naturelles avec les traditions maliennes interprétées au n’goni, à travers l’emploi des gammes pentatoniques. « C’est un album qui a une tonalité très blues, précise-t-il, une tonalité pas du tout traditionnelle. » Immense musicien reconnu dans le monde entier, le griot Toumani Diabaté a également joué de la kora sur deux titres. Grâce à ce compagnonnage parfaitement choisi, Abou a pu donner le meilleur de lui-même. Sa ferveur transparaît dans chaque note de cet album tout de richesse humble et entièrement à l’image de son auteur : une sincérité absolue, une pleine acceptation de la vie considérée comme un devenir constant, et surplombant le tout, le sentiment serein d’une harmonie supérieure."

    Louis Julien Nicolaou

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    ►REFRAINS REFUGES, C’EST QUOI ?◀︎

    « Refrains refuges » - Une manière comme une autre de s’engager auprès des réfugiés.

    Depuis sa création, Petit Bain s’est donné pour mission d’aller chercher les publics les plus éloignés de l’offre culturelle, que ce soit à travers des projets hors les murs, une politique tarifaire spécifique mais aussi sous l’angle de l’accès aux métiers du spectacle via son projet d’insertion par l’activité économique.

    Il y a quelques mois, Petit Bain s’est associé à l’équipe d’Emmaüs Solidarité dans le but d’organiser des concerts dans les centres et foyers pour migrants. Un premier concert a eu lieu le 14 décembre 2016, au CHU La Chapelle avec la complicité du festival Rares talents ; un moment d’une incroyable intensité qui a conforté l’équipe dans la pertinence de cette démarche et la volonté de prolonger l’initiative.

    Petit Bain a depuis rencontré l’équipe du Centre Jean Quarré (à Place des Fêtes) avec l’idée d’y construire une programmation mensuelle. Une démarche s’est imposée d’elle-même : faire le choix de la simplicité (petites formations acoustiques ou faciles à sonoriser) et de l’éclectisme (pas de limites esthétiques) pour se concentrer sur la rencontre entre artistes et public, voire susciter l’intervention spontanée.

    Crédit photos : Victor Delfim